Entrer dans ce livre magnifique, c’est aussi plonger dans la légende.

Lorsque Philippe Ploquin et Françoise Peuriot ont signé « Maroc Terre de Lumière », un ouvrage superbe au sein duquel ils déclinaient toutes les nuances colorées du Maroc dans un défilé de symphonies passionnelles, ils pensaient avoir concrétisé par leur art toute leur ardeur pour cette terre de lumière.

C’était sans compter sur la Providence.

À l’origine de cet édifice colossal, une rencontre inimaginable entre quelques êtres au confluent d’un fleuve de lumière. Serge Pena, peintre génial aux mains divines, rencontre par hasard le livre, les clichés, il les pénètre, se laisse gagner par leur flamme, les sonde, en tremble. Ce grand tremblement qui fait les petites esquisses, puis les premiers balbutiements, les toiles éternelles enfin.

Ces « femmes en bleu », la première de ses « Toiles de Lumière », arrivent aux yeux des éditeurs. Le coup de foudre opère, la rencontre s’établit. Pena, qui a reconquis les pouvoirs de sa palette, diffusera dans sa passion celle de ses deux géniteurs artistiques. Sous sa main gantée de lumières, les scènes du Maroc vont ainsi revêtir une nouvelle dimension.

Ce livre, c’est la part de l’Éternité, la trace authentique de cette légende sacrée tissée autour de quelques hommes pour que l’art perdure au-delà des âges et des confins terrestres.


Claude Crusca